Karin Viard est normande, cela n’a aucun intérêt mais est toujours bon à rappeler. On citera comme autre acteur normand Franck Dubosc. Valérie Lemercier porte elle aussi sur les écrans haut et fort les couleurs de cette région où sur les vaches rousses, blanches et noires tombe la pluie.
Nicolas Duvauchelle, acteur physique et psychologique dont on ne saisit l’immense talent que lorsque son texte ne dépasse pas deux mots et c’est le cas dans ce film, est quand à lui né à Paris. On lui pardonnera volontiers car il connaît oh! Oui les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là-bas, qui donnent aux hommes de l'amour,
L'amour made in Normandie.
Résumé : il s’agit d’un film avec Karin Viard, actrice normande que de son propre aveu on voit trop en ce moment au cinéma. Il y a aussi Nicolas Duvauchelle, qui sans être normand n’en est pas moins peu disert et on se dit que c’est mieux ainsi.
Conclusion : j’ai vu ce film qui n’est pas made in Normandie mais bien made in France il y a dix jours. En sortant il me semble m’être dit que j’avais bien aimé. Dix jours plus tard je ne me rappelle plus de grand-chose, tout juste de l’avoir vu…
Légion d’honneur oblige :
Aki Kaurismaki est un cinéaste qui a un style. Ce n’est pas donné à tous les réalisateurs. Cela veut dire que dès le premier plan, dès le premier dialogue, vous savez que vous regardez un film de Aki Kaurismaki. Une lumière, une atmosphère qui n’appartiennent qu’à lui. Dès dialogues prononcés avec un ton particulier et une lenteur jouissive. Un sens du détail et du cadre unique.
Impossible à raconter, le Havre c’est un peu plus d’une heure de poésie sociale.
Enfin un film dans lequel on magnifie les classes populaires. Enfin un film qui montre la beauté du peuple.
Je ne sais pas si le cinéma mérite toujours d’être appelé septième art mais ce qui est sur c’est que les films de Aki Kausrismaki c’est plus que du cinéma. Ce sont des œuvres artistiques. L’expression d’une intelligence, d’une volonté humaine qui provoque émois, réflexions, qui ne vous laisse pas neutres.
Une mention pour le comédien André Wilms qui amène un truc indéfinissable, une sorte de folie rentrée et d’impressionnante justesse dans son interprétation.
Le héros de ce film est un juif athée, homosexuel, postier en Finlande. Evidement il doit y avoir une par autobiographique dans tout ça mais laquelle ? La partie finnoise du scénario me semble la plus crédible.
Quand au film il est sympathique car joué avec conviction et puis la famille juive frapadingue ça fonctionne souvent bien à défaut d’originalité.
Sympathique mais un tout petit peu chiant quand même. Christophe Honoré, qui y est pour quelque-chose dans le scénario, n’est peut-être pas innocent dans le coté chiant ou alors c’est l’humour finnois. Le pole nord, les forêts de bouleau et les têtes blondes yeux bleus engendrent plutôt la mélancolie.
Ce film a des qualités, de vrais moments de comédie, de bons acteurs et la participation du toujours excellent Jean-Luc Bideau.
Reste un manque de rythme global, ce qui est gênant pour une comédie et un scénario au final banal, ce qui est ennuyeux pour une comédie décalée.
Un gentil petit film à découvrir. Bande annonce :
Belle production, acteurs qui se donnent du mal, scénario classique à partir d'une histoire vraie, réalisation molasse mais qui passe.
Heureusement pour la promo du film et Olivier Marchal est tombée l'affaire Neyret du nom de ce commissaire présumé ripoux qui est aussi l'un des personnages du film.
Quand la réalité rejoint la fiction elle même tirée de la réalité c'est le spectateur qui se mord la queue.
Et si Olivier Marchal arrêtait de nous les briser avec son CV d'ancien flic devenu comédien. Qu'il tourne des comédies, des drames romantiques, des parodies de films policiers s'il y tient tant que ça au coté flics et voyous.
J'en ai déjà trop dit pour un film qui ne restera dans aucune mémoire mise à part celle des bases de données ciné.
Bon réveillon et à bientôt pour une nouvelle année de cinéma.
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