Ce samedi, les salles de cinéma, à Paris et ailleurs, sont vides.
Le cinéma français, cinéma bourgeois par excellence, totalement désengagé politiquement et complètement déconnecté de la vie réelle, ne parlera sûrement jamais du CPE.
La manifestation pour le retrait de ce contrat démagogue et en rien réformiste n'a pas été filmé par Danièle Thomson dont "Fauteuils d'orchestre" triomphe, elle était sûrement retenue par un brunch dans un hôtel du 1er arrondissement. Egalement absente l'équipe du splendid, dont les "Bronzés 3" vont passer les dix millions d'entrées, car invitée à une garden party à Neuilly. Isabelle Mergault n'a pas pu venir, un rendez-vous urgent avec un avocat pour faire interdire la parution de photos d'elle et de son nouvel ami dans Voici.
On a le cinéma que l'on mérite? Pas sûr. Le peuple de gauche, dont Manu et moi faisons parti et qui a manifesté en grand nombre aujourd'hui 18 mars, a droit à un cinéma français engagé à l'image de bien des productions américaines.
Les photos qui suivent ont été prises par Manu.















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Hagiographie de saint Johnny Cash, walk the line est pétrifiant d'académisme. Il s'agit d'un film moyen, pour un public d'américains moyens. Ce film est lent, il est long, il est chiant et en plus j'aime pas le blues/country.
Pourquoi ce film m’a-t-il dérangé ? Parce qu’il est bon !
Fallait bien que ça arrive, je suis parti avant la fin de ce Perfect Day.
Ce Un Printemps à Paris est un polar reprenant tous les codes du film noir français. Classique, le film débute par une sortie de taule. De la grande porte ce n'est pas Gabin, pas Lino Ventura qui sort mais Eddy Mitchel. Planqué dans la voiture, guettant, pas de Delon mais Sagamore Stévenin.
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