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Samedi 18 mars 2006

Ce samedi, les salles de cinéma, à Paris et ailleurs, sont vides.

Le cinéma français, cinéma bourgeois par excellence, totalement désengagé politiquement et complètement déconnecté de la vie réelle, ne parlera sûrement jamais du CPE.

 La manifestation pour le retrait de ce contrat démagogue et en rien réformiste n'a pas été filmé par Danièle Thomson dont "Fauteuils d'orchestre" triomphe, elle était sûrement retenue par un brunch dans un hôtel du 1er arrondissement. Egalement absente l'équipe du splendid, dont les "Bronzés 3" vont passer les dix millions d'entrées, car invitée à une garden party à Neuilly. Isabelle Mergault n'a pas pu venir, un rendez-vous urgent avec un avocat pour faire interdire la parution de photos d'elle et de son nouvel ami dans Voici.

On a le cinéma que l'on mérite? Pas sûr. Le peuple de gauche, dont Manu et moi faisons parti et qui a manifesté en grand nombre aujourd'hui 18 mars, a droit à un cinéma français engagé à l'image de bien des productions américaines.

Les photos qui suivent ont été prises par Manu.

par Manu et Nico publié dans : lecinemademanuetnico
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Dimanche 12 mars 2006

Hagiographie de saint Johnny Cash, walk the line est pétrifiant d'académisme. Il s'agit d'un film moyen, pour un public d'américains moyens. Ce film est lent, il est long, il est chiant et en plus j'aime pas le blues/country.

Johnny est né bon, la vie et la célébrité l'ont rendu méchant, l'amour et Dieu ont fait le reste, c'est à dire le sauver d'une mort par overdose, de l'obésité, d'une fille mariée avec Bambi.

Télérama a adoré, je rappellerai que ce magazine télé est issu de la presse catholique. Quoi qu'en dise Manu, je pense que ce film est prosélyte, qu'il montre une nouvelle fois l'histoire d'un reborn dont la morale est : dans la vie, il n'y a qu'un seul chemin, celui de l'amour et de dieu.

Manu n'a pas aimé : « c'est juste un mauvais film destiné a faire vendre la BO, comme Ray. Je me demande comment t'as pu y voir une propagande pour les églises Baptiste ».

M'en fous! Fuck the evangelist! En français, Bush et tous les illuminés soit disant guidés par Dieu, allez vous faire mettre.

par Manu et Nico publié dans : lecinemademanuetnico
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Mardi 7 mars 2006

Manu et moi avions vu Crash ou Collision en français, oscar du meilleur film. Voici la chronique de l'époque :

Pourquoi ce film m’a-t-il dérangé ? Parce qu’il est bon !

Le découpage de l’histoire reprend le principe de 21 grammes ou de tout bon roman noir américain, des histoires au début indépendantes vont finir par converger vers une fin unique et tragique. La réalisation sans être géniale est moderne et efficace. Ce film nous parle du racisme qui est en chacun de nous, de la tolérance des faux semblants des vrais cons. Collision se passe à Los Angeles, il y a des blancs, des noirs, des asiatiques, des arabes ou plutôt des perses, mais qui fait la différence, il y a des hommes qui vivent, meurent , se cognent et plus rarement se parlent et se rencontrent.

On pense à Tarantino en moins virtuose, en plus militant, en moins cinéphile. Comme avec l’Esquive, le film d’Abdel Kechiche, ce qui m’a le plus dérangé c’est de me dire que ce film était l’expression d’une réalité.

Collision est un film vérité, témoin de la vie dans une grande métropole pluriethnique. LA, Londres, Paris, villes cosmopolites et mondialisation de la xénophobie.

Si maintenant, Hollywood se met à faire des films politiquement très incorrects, on va pouvoir s’arrêter d’aller voir des niaiseries françaises pour préserver une pseudo exception culturelle.

D’abord, je voulais pas y aller, puis Manu m’a dit, il a de bonnes critiques sur Allociné. Ca et le casting, pensez, Sandra Bullock et Matt Dillon, ça sentait la grosse daube américaine. Non, on ira voir Broken Flowers. T’es con, c’est comme 21 grammes, qu’il m’a répondu. En fin de compte le Manu s’est débrouillé pour arriver en retard et comme Collision était en décalé avec tous les autres films, on y est allés.

Grand merci à vous Mr MANU pour cet excellent film.

par Manu et Nico publié dans : lecinemademanuetnico
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Dimanche 5 mars 2006

Fallait bien que ça arrive, je suis parti avant la fin de ce Perfect Day.

Déprime du dimanche soir,  il m’aurait fallu une bonne comédie genre Confidence à ma psy, mais voilà, Manu, qui habituellement déserte les salles le dimanche a voulu venir et il a déjà vu Confidence à ma psy.

Je vous passe les marchandages qui nous ont conduit à voir ce film libanais, toujours est-il, qu’au bout d’une heure quinze, les histoires de deuil impossible, les métaphores narcoleptiques, la mère abusive, la copine qui veut et qui veut plus, en deux mots le marasme libanais j’en pouvais plus, je me suis levé et j’ai filé au Mac Do attendre Manu.

Notre bon Manu, ne pensant qu’à vous lecteurs de ce blog, a tenu jusqu’au bout et a refusé de me raconter la fin.

Conclusion de Manu : Dimanche prochain je reste chez moi ! T’étais passé où ?

Narcoleptique ! Vous avez dit Narcoleptique ?

par Manu et Nico publié dans : lecinemademanuetnico
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Samedi 4 mars 2006

Ce Un Printemps à Paris est un polar reprenant tous les codes du film noir français. Classique, le film débute par une sortie de taule. De la grande porte ce n'est pas Gabin, pas Lino Ventura qui sort mais Eddy Mitchel. Planqué dans la voiture, guettant, pas de Delon mais Sagamore Stévenin.

Les acteurs sont plutôt bons, le scénario pas mauvais, la réalisation pas si nulle malgré une absence totale de rythme, pourtant y a un truc qui cloche. Les dialogues sont si grotesques qu'on pourrait croire à un film parodique, mais non, il parait que c'est un hommage.

Ce film c'est un peu la copie de la Venus de Milo qui orne votre salon : une faute de goût. Cette toile, mon vieux, c'est du toc, un film de baltringues que seuls les caves pourront piffer. Mais Manu et moi on nous la fait pas comme ça, on est pas des bouzins.

Le grand manu après ça, il m'a balancer : "ce film mon vieux c'est pas le Pérou, mais a regarder c'est du casse couille!"

par Manu et Nico publié dans : lecinemademanuetnico
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