Est-ce que j’ai envie de voir ma vie, sans fard, sans les petits mensonges à soi-même qui permettent de vivre, au cinéma ? Je ne sais pas répondre. Est-ce que j’ai aimé ce film ? Je ne sais pas répondre. Est-ce que j’ai été ému par ce film ? probablement pas. Alors quoi ? Et bien Elsa Zylberstein est juste, grand numéro d’actrice. Réalisation froide, décharnée, dure, mais humaine, comme l’héroïne. Un film où tous, scénaristes, acteurs, réalisateurs et finalement spectateurs vont dans la même direction, celle d’une peinture réaliste de la vie d’une femme, célibataire, ambitieuse, trentenaire et terriblement seule. Le problème avec le réalisme, c’est qu’il faut attendre une autre époque pour l’apprécier.