Il y a des films qui touchent, qui vous remuent, parce qu'ils parlent à l'intime. L'heure d'été m'a parlé, m'a bouleversé. C'est comme ça ! Il y a en premier lieux la lumière, la façon de
filmer « la maison », d'en faire le personnage principal. Il y a les morts, les objets, ce et ceux qui restent, ce et ceux qui ne sont plus là, il y a le visible et l'invisible, le dit et le
non-dit. Dans ce film, Assayas et ses comédiens, tous formidables, nous montrent ce que l'on ne peut pas voir, ce qui n'imprègne pas la pellicule, ils nous amènent derrière l'écran. Dans certains
tableaux, le plus beau est ce qui n'est pas peint.
Alors, ceux d'entre vous qui ont vu un film au scénario faiblard, avec des longueurs, qui s'attendaient à des rebondissements, à des déchirements familiaux, vous avez certainement raison.
Moi j'ai aimé, j'ai été touché.
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