Un film à la Jean Becker, de Jean Becker.
J'ai vu la bande-annonce, et je me suis dit :
- Tiens ! Jean Becker a retrouvé un peu d’acidité, fini les gentils très gentils, les méchants pas très méchants, retour au torride de l'été meurtrier.
Je me suis aussi dit :
- Tiens! peut-être qu'Albert Dupontel a enfin trouvé chez d’autres que lui un rôle à sa démesure. Et si Marie-José Croze avait enfin eu raison de quitter sa belle province pour tourner dans un
bon film français.
Mais las, encore une fois, seule la bande-annonce valait le coup.
Au final, le film dégouline de bons sentiments, d'invraisemblances et la fin brutale nous laisse avec un sentiment d’inachevé. Encore une adaptation ratée pour Becker.
Que Jean Becker soit un cinéaste, c'est certain, il n'y a qu'à voir les plans magnifiques de la campagne irlandaise, qu’il est un public, j'en suis persuadé, mais voilà, je n'en fais pas partie,
je trouve qu'il affadit toutes les histoires qu'ils touchent et du coup me laisse à chaque film sur le bord de la route.
Envie d'un peu de corrosif?
Michel Muller alors.
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